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Les Antilles, condamnées par l’Etat colonial français à être empoisonnées au chlrodécone !!!

vendredi 2 février 2018

Les Antilles, condamnées par l’Etat colonial français à être empoisonnées au chlrodécone !!!

Mourir malade ou vivre malade, que choisir ? À cette question, les vendeurs de pesticides au chlordécone doivent éclater de rire. Ils voulaient sauver leur banane d’exportation pour continuer à toucher leurs subventions européennes sans se casser la tête. La banane est toujours là. Ils ont gagné.

Les ministres et députés qui les ont suivi dans leurs calculs à la petite semaine, au motif qu’il fallait sauvegarder 30.000 emplois en Guadeloupe et en Martinique doivent se tordre de rire, eux aussi. La banane est toujours là. Et la population chlordéconée ne cesse d’augmenter.

Mourir malade ou vivre malade, que choisir ? Une question provoquant un haussement d’épaules du ministre de l’Agriculture. Bégayant une réponse hors-sujet à la question précise de la députée de Guadeloupe Justine Bénin, il nous assure que tout est sous contrôle. Même désinvolture chez sa collègue de la Santé, interpellée par la députée de Martinique Josette Manin.

Le gouvernement se réfugie derrière l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, l’ANSES. Elle a établi de nouveaux taux acceptables de chlordécone dans nos produits alimentaires, en modifiant sa méthode de calcul. Les seuils de toxicité de ce que nous mangeons et buvons ont été relevés. Et il nous est conseillé de nous approvisionner en évitant de nous procurer légumes, fruits et poisson au bord des routes, dans notre jardin ou entre voisins.

Et c’est tout. L’État sort de son silence pour valider ces fadaises. Guadeloupe et Martinique, ce ne sont que 800.000 habitants, après tout, à 8 heures d’avion de Paris. Le mutisme passé laisse place au ridicule. L’État est cynique, parfois. Il faut le savoir et arrêter d’attendre la solution venant d’ailleurs, qui ne viendra pas. Mourir malade ou vivre malade, que choisir ?

La réponse est : les deux, mon Colonel ! Pardon : mon chlordécone ! Source : Jean-Marc Party

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2 Messages de forum

  • Scandale sanitaire : plus de neuf Antillais sur dix contaminés à la chlordécone !!!

    Interdit aux Etats-Unis dès 1977, ce pesticide extrêmement toxique a été utilisé massivement dans les bananeraies de 1972 à 1993.

    Les bananes empoisonnent les Antilles. 95 % des Guadeloupéens et 92 % des Martiniquais sont contaminés à la chlordécone, un insecticide longtemps considéré comme indispensable à la culture des bananes pour en éradiquer le charançon du bananier. Cette substance interdite depuis 1990 a pu être utilisée aux Antilles jusqu’en 1993, les planteurs français convainquant quelques ministres qu’ils ne disposaient pas d’un alternatif efficace contre les coléoptères ravageurs. Une tournure qui ressemble comme deux gouttes d’eau polluée au débat sur le glyphosate.

    Une enquête de Santé publique France sera présentée à la population en octobre prochain : les Antillais présentent des niveaux d’imprégnation 13 à 14 fois la norme dite « acceptable », et certaines personnes suivies jusqu’à 185 fois. La contamination ne se limite pas aux ouvriers agricoles employés des bananeraies, en contact avec la molécule, mais à toute la population, y compris les enfants. « Il peut avoir des effets sanitaires même à très faible dose », affirme au Monde Sébastien Denys, directeur santé et environnement de Santé publique France (agence de santé publique dans laquelle ont fusionné l’Inpes, l’InVS et l’Eprus).

    Son défaut est, outre d’avoir intoxiqué les sols et les cours d’eau pendant des décennies, de passer dans la chaîne alimentaire. Le bétail, les poissons et crustacés, les légumes « racine », ceux poussant en terre, transmettent alors leur lot de poison à la population. L’eau du robinet, en revanche, et les fruits poussant en hauteur, sont protégés.

    Perturbateur endocrinien, classé comme cancérogène possible par l’Organisation mondiale de la Santé depuis 1979, la chlordécone est considérée comme largement responsable de problèmes neurotoxiques, obstacle à la fertilité, augmentant les risques de naissances prématurées chez les femmes enceintes, et susceptible de contrarier le développement des bébés. La chlordécone est aussi suspectée de générer de nombreux cancers de la prostate – la Martinique détient le record mondial du nombre de cancers de la prostate, avec 227,2 cas pour 100 000 hommes, chaque année - mais l’étude qui devait valider cette hypothèse en Martinique, lancée en 2013, a été interrompue un an plus tard, faute d’argent. L’Institut national du Cancer (INCa), qui avait lancé l’étude, a douté de sa faisabilité. A l’époque, l’INCa était présidé par Agnès Buzyn, aujourd’hui ministre des Solidarités et de la Santé. Au Monde, elle assure que le gouvernement est aujourd’hui « prêt à remettre de l’argent pour tout scientifique souhaitant monter une étude robuste » et qu’un appel à projets va être lancé.

    Depuis qu’un ingénieur a donné l’alerte, en 2000, les pouvoirs publics ont beaucoup tergiversé, lancé quelques plans, en tout cas peu ou mal communiqué. En décembre dernier, encore, l’Anses a estimé que les nouveaux seuils dits tolérables dans l’alimentation, modifiés en 2013 par l’Union européenne, étaient protecteurs. Pourtant dans son étude « Kannari », l’Anses déconseille de manger la nourriture produite localement. En retour, la colère de la population n’a cessé d’enfler. Deux étudiants en BTS agricole ont lancé une pétition pour obtenir des pouvoirs publics une réelle prise en charge du problème. Plus de 31 500 personnes l’ont signée depuis début janvier. Dans une autre pétition, des syndicats d’ouvriers agricoles réclament aussi la création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes.

    En octobre prochain, un colloque prévu en Martinique fera le point sur la dépollution. Il n’existe pas, pour l’instant, de technique de décontamination des sols à la chlordécone. Le poison risque de couler pendant des siècles.

    L’Etat colonial a tué durablement la population des Antilles !!!

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  • Macron, en visite en Martinique, affirme qu’il reconnaît la responsabilité de l’Etat français dans le scandale environnemental du chlordécone. Il parle de considérer l’exposition à ce produit comme maladie professionnel. Malgré ces apparentes avancées, si on suit ce qu’il dit, on s’aperçoit que c’est tout le contraire ! Tout d’abord, il ne fait que lancer une nouvelle série d’études scientifiques, affirme en même temps que rien n’est encore prouvé sur les conséquences médicales du chlordécone, que les maladies, cancers, défauts de naissance et malformations du nouveau-né, ne seraient pas prouvées !!! Il déclare que l’on va… étudier et affirme aussi qu’il n’est pas question d’indemnisation financière des victimes, que cela serait impossible budgétairement et irresponsable financièrement, etc, etc. En somme, il avance-recule !!! Donc pour lui, la seule responsabilité de l’Etat, c’est l’étude scientifique des conséquences du chlordécone !!!

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